Petite histoire de la notation musicale 1/4
17 octobre 2008 | Théorie | 3 Commentaires | Par Pierre-ArnaudJ’ai toujours été très intéressé par la notation musicale et son évolution. Je me suis donc décidé à partager ce centre d’intérêt avec vous et d’écrire cette petite histoire de la notation musicale en cinq parties.
Durant plusieurs millénaires, la musique fut principalement transmise oralement sans laisser de traces écrites. Malgré tout, depuis l’origine de l’écriture on trouve quelques tentatives localisées de notations musicales. Une tablette babylonienne du XVIe siècle avant J.-C. atteste de ces essais et nous laisse voir une notation musicale tirée de l’écriture même (lettres alphabétiques et accents grammaticaux).
Aux environs du VIe siècle avant J.-C, les grecs posèrent le problème de la notation un peu plus en avant. Alypius dont l’introduction à la musique est partiellement parvenu jusqu’à nous, nous ont permis de nous faire une idée précise de la notation grecque a son époque.
Le système grec comprenait pour chaque degré d’un mode donné, deux signes: l’un correspondant à une notation instrumentale, et l’autre à une notation vocale.
La notation instrumentale se composait de seize signes distincts issus d’un alphabet archaïque, qui représentaient des sons fixes, répartis sur deux octaves. En accord avec la théorie, chacun des signes pouvait prendre trois positions. Selon qu’il était dans sa position naturelle, renversé (comme vu dans un miroir) ou couché, il fallait jouer le son soit naturel, soit augmenté d’un demi-ton, soit élevé d’un quart de ton.
La notation vocale fut moins bien organisée, simplement constituée par les 24 lettres de l’alphabet grec, d’alpha à oméga. Les Grecs, comme nous, traçaient les signes musicaux au-dessus du texte et ce sont les syllabes qui donnaient leur durée aux sons, de ce fait évitant d’employer des signes rythmiques. A l’origine, rythmique et métrique fusionnaient donc. En effet, la musique vocale occupait une telle place que l’on retenait principalement l’aspect verbal du rythme musical. Avec le développement de la musique instrumentale, la rythmique prit de l’importance et devint une discipline à part entière tout en gardant des liens étroits avec la métrique. Le système de notation grec se révèle être un système alphabétique complexe s’occupant principalement de la hauteur des sons.










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Aurélia Says:
23 octobre 2008, 11 h 56 min
Et du coup, est-on aujourd’hui capable de reproduire vocalement et musicalement le contenu de ces tablettes?
Pierre-Arnaud Says:
24 octobre 2008, 11 h 49 min
Des ensembles spécialisés existent et tentent de reproduire fidèlement la musique de l’époque.
En se baladant sur internet on peut écouter le résultat de leur recherche, c’est très enrichissant sur le plan sonore.
02 décembre 2008, 8 h 30 min
[...] premier épisode de notre petite histoire de la notation musicale, nous nous sommes intéressés principalement aux grecs. A la suite de la tradition grecque, la [...]